Aurait-il embarqué Georges ? Probablement non. Sauf à rendre service.
“Dès qu’on est plus de quatre, on est une bande de cons, bande à part sacrebleu c’est ma règle et j’y tiens…”. Alors là, plus de cinq cents… Tu penses. En plus il n’avait pas le pied marin… Même en embarquant des bonbonnes de vin et de pastis pour tenter de le convaincre. Rien n’eut été moins sûr.
Donc il ne sera pas là, physiquement.
En revanche, il sera bien présent dans nos coeurs et tous nos spectacles où des artistes, jeunes et moins jeunes, connus et moins connus, nous régaleront de ses chefs d’oeuvres. Il sera au coeur de nos tables rondes organisées par Régine Monpays (Directrice de l’Espace Georges Brassens), Jean-Hervé Mirouze (Directeur des Affaires culturelles de la ville de Sète) et Jean-Paul Sermonte (Président de l’Association “Les Amis de Georges”), que nous remercions très vivement, et qui nous dispenseront quelques anecdotes croustillantes.
À force, à force de parler de lui, on finira bien par l’apercevoir.
Curieux clin d’oeil du destin, sa maman s’appelait Elvira. Comme l’héroïne de l’un des plus grands opéras de Mozart : Don Giovanni.
Rieur, il se qualifiait de polisson de la chanson. Pour nous tous qui l’aimons tant, il est surtout le Mozart de la chanson française. Mais cette comparaison non plus ne lui aurait pas plu. Trop modeste le bougre. Même si Jacques Brel lui rendit à la radio, en 1966, un bien bel éloge : “Tu m’emmerdes parce que tu es trop beau ; parce que dix fois, cent fois, j’ai essayé de changer une virgule dans tes chansons et n’y suis jamais arrivé ; parce qu’on a envie d’être dans ton ombre.”
Jean-Claude F. Abecassis
Manhattan



